Ce mercredi, 9 octobre 2013, le ministre de l’Enseignement Professionnel et de la Formation Technique en même temps porte-parole du gouvernement, a animé une conférence de presse à la Maison commune des journalistes sise à Coléah Lanseboungni.
L’objectif de la rencontre était de faire la lumière sur des contestations qui persistent entre le pouvoir et l’opposition à travers des législatives du 28 septembre 2013. A l’entame, le conférencier a d’abord expliqué la position du gouvernement face à ces contestations entre le pouvoir et l’opposition guinéenne. A propos, le porte-parole du gouvernement a déclaré que « le gouvernement note avec satisfaction l’action de la communauté internationale qui continue à accompagner la Guinée par ses conseils et sa détermination : «En tant que membre du gouvernement, nous prenons acte sur les dernières observations faites par nos partenaires qui nous accompagnent dans ce processus. Nous sommes là pour échanger avec vous sur un certains nombres de points afin de lever l’équivoque, et expliquer ces points de revendication à ceux qui accompagnent la Guinée dans ce processus», a-t-il déclaré. Plus loin, le conférencier a expliqué certains nombre de constats qui méritent d’être fait de manière générale. Des anomalies et des manquements ont été identifiés par les partenaires dans les huit (8) circonscriptions électorales, dira-t-il : «nous pouvons estimer que dans ces 30 circonscriptions, le processus a été passé dans les conditions normales », a-t-il soutenu.Poursuivant sa narration, l’orateur à ajouté que ces 8 circonscriptions identifiées, dans lesquelles il semble avoir eu des anomalies, il y a eu deux circonscriptions où le RPG Arc-en-ciel a gagné à l’uninominal, deux pour l’UFDG et 4 pour l’UFR. A part ces circonscriptions identifiées d’anomalies, le ministre a tenu à préciser que, c’est le RPG qui a été le premier a signalé ces anomalies, avant la publication des résultats provisoire par la CENI: «Nous avions, au lendemain du scrutin, commencé à dénoncer un certain nombre d’anomalies qui, pour nous, étaient de nature à détourner la crédibilité du scrutin dans ces zones mais, cela était au détriment de la mouvance présidentiel », a lancé le ministre.
Concernant les résultats de Nzérékoré, Albert Damantang a déclaré qu’environ 70.000 électeurs auraient votés. Et que, sur ces résultats, le RPG arc-en-ciel aurait eu 30.000 voix environ, avec une tendance qui le mettait en avant.
Selon le porte-parole du gouvernement, sur 400 bureaux de vote, 180 auraient été annulés : «Ces anomalies nous concernent au même titre que tous les autres. Nous en sommes les premières victimes et nous entendons exercer toutes les voies de recours pour que la normale soit dite. Tout en espérant que ces bureaux vote qui ont été annulés sont en notre détriment. Donc, qu’on soit très claire, ces anomalies nous concerne au même titre que tous les autres. Nous avons été les premières victimes et nous entendons exercer toutes les voies de recours…», a-t-il soutenu avant de conclure en ces termes :
«Nous en sommes heureux. Nos partenaires recommandent à la CENI de faire les condensés des rapports circonstanciés de toutes les anomalies et de les transmettre à la Cour Suprême pour une décision finale. Nous restons ouverts tout en demandant à la CENI de régler ce contentieux entre nous. Nous restons confiants dans l’ensemble du processus électoral. Nous souhaitons également que le rapport de la CENI va permettre à la Cour Suprême de décider et que la voix des Guinéens soit respectée », a-t-il clamé.

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