Le Réseau guinéen des associations des personnes infectées et affectées par le VIH/Sida a animé Mardi 26 novembre une conférence de presse au cour de laquelle elle a apporté des informations sur l’annonce de la quinzaine de sensibilisation sur le VIH/Sida prévue du 30 novembre au 15 Décembre. D’où, le lancement du mouvement unité 15.
Le mois de décembre est bien le mois du VIH et chaque personne qui vit avec la maladie sait que si janvier s’annonce, prie Dieu que le mois de décembre aussi le trouve dans les bonnes conditions ou vivant. C’est pourquoi, chaque année, après le lancement de la journée mondiale, les associations se retrouvent et fêtent une quinzaine de sensibilisation à la communauté sur le VIH.
Et cette année ce mouvement Unité 15 signifie tout simplement que l’association a 15 jours pour agir ensemble contre le VIH-SIDA et lutter contre la stigmatisation et la discrimination des personnes malades.
Pour elle, « le Sida n’a pas d’ethnie, il n’a pas de religion, il n’a pas d’âge ou de sexe, il n’a pas de couleur, le sida est une maladie grave et tout le monde est concerné ».
Et pour cette troisième édition, elle lance un appel à la solidarité et au-delà d’une sensibilisation ordinaire, les membres souhaitent mettre l’accent sur la dimension humaine de cet événement.
Selon le (REGAP) par rapport au taux de prévalence, il est à un point (7%), les femmes sont les plus touchées. En 2012, il y a eu 67 points (900 adultes en Guinée), 11 points (300 enfants) et 330 morts au cas de SIDA.
Prenant la parole Mahawa Sylla, présidente de l’association dira que « ce réseau regroupe des personnes vivant avec le VIH/ Sida, et des personnes affectées, le réseau fait le plaidoyer pour les associations, pour les membres au traitement antirétrovirale, en plus elle fait aussi des plaidoyers pour les partenariats entre les institutions internationales et le gouvernement.
« Notre lutte aujourd’hui est que les gens puissent reconnaitre qu’ils ont cette maladie, c’est à dire leur statut neurologique. Notre combat c’est contre la stigmatisation. C’est vrai nous vivons avec le VIH/SIDA, mais je vous dis que la stigmatisation tue plus que le VIH/SIDA, parce qu’une personne qui est rejetée par sa famille, ses proches peut abandonner son traitement et peut aller à l’échec thérapeutique », a-t-elle déclaré.
Et d’ajouter : « C’est pourquoi depuis 2011, nous nous sommes engagés pour mener la vie pas pour être toujours des bénéficiaires mais pour être des acteurs aussi ».
« Cette année, les fonds recueillis au cours des différentes actions comme celle de la quinzaine de sensibilisation seront versés aux associations de PVVIH pour l’ouverture d’un centre d’accueil pour la réinsertion des Personnes vivant avec le VIH, mais aussi de l’ouverture d’un centre d’appel et de veille, du numéro vert pour la prévention, l’accompagnement et prise en charge psychosociale et un centre d’écoute et de réduction vers les organes spécialisés », a-t-elle conclu.

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