Le Conseil National de la Transition a, au
cours de sa session plénière de ce vendredi 8 novembre, procédé à
l’adoption de la loi portant ratification du traité pour la
construction, l’exploitation et le développement de la ligne
d’interconnexion Electrique (Côte d’Ivoire, Libéria, Sierra-Leone et la
Guinée), adopté le 05 mars 2012 à Abidjan en Côte d’Ivoire. C’est la
présidente du CNT qui a présidé la rencontre, en présence de 78
participants venus des différentes commissions.
Le présent traité a pour objectifs d’organiser les conditions de financement, de construction, d’exploitation, d’entretien et de développement de la ligne d’interconnexion des Etats membres. De promouvoir un marché régional de l’Energie, en vue d’optimiser les ressources énergétiques et leur distribution en Afrique de l’Ouest.
En effet, le système d’Echange Electrique de l’Afrique de l’Ouest (EEEOA) a pour objectif la création d’un marché régional Ouest Africain de l’Energie Electrique à travers le développement et la réalisation judicieuse d’infrastructures qui permettront l’accessibilité de tous les Etats membres de la CEDEAO à des ressources énergétiques économiques et viables.
Cette interconnexion vient à point nommé à partir du moment où, les quatre (4) Etats enregistrent un déficit énergétique accrue. Il est donc temps pour nos Etats que ce traité entre en phase d’exécution.
Et les pays de la CEDEAO sur le plan électrique sont répartis en deux zones : la zone A comprenant les pays reliés ou réseaux interconnectés qui va du Nigeria à la Côte d’Ivoire en passant par le Benin, le Togo, le Ghana y compris le Niger et le Burkina Faso.
La zone B comprenant les pays du réseau de l’OMVS (Sénégal et Mali) et les autres pays non interconnectés (Guinée, Liberia, Sierra-Leone, Gambie, Guinée Bissau).
Le traité pour la construction, l’exploitation et le développement de la ligne d’interconnexion électrique Côte d’Ivoire, Liberia, Sierra-Leone, Guinée (CLSG) est conforme au plan directeur révisé de 2012 de la CEDEAO pour la production de l’Energie électrique.
La Guinée notre pays a sur son territoire les hauts bassins des principaux cours d’eaux exploitables de la région. La protection, l’entretien, la bonne gestion doivent faire l’objet d’une attention particulière et permanente des Etats de la région.
Il importe de noter que, notre pays est de nos jours le seul parmi les quatre (4) Etats à n’avoir pas ratifié ce traité, pendant que se tient à Abidjan maintenant une réunion des Ministres des quatre (4) Etats sur la mise en place de l’organe de gestion de la société à objectif spécifique.
L’inter-commission met l’accent sur le déficit de communication de la structure en charge de l’électricité en Guinée. En outre, elle déplore la vandalisation des installations électriques par des individus mal intentionnés. Et recommande à l’Etat guinéen le respect des engagements pris par notre pays dans le cadre de ce traité, au gouvernement de tout mettre en œuvre pour que le siège de la société a objectif spécifique ( SOS) soit en Guinée, la mise en place d’une politique de communication adéquate envers les populations afin que celles-ci soient mieux informées des problèmes de la société d’Electricité de Guinée en matière de desserte.
Pour Hadja Rabiatou Serah Diallo, Présidente du CNT : « ce traité intervient après plusieurs mémorandums d’attente entre différents Etats membre de la CEDEAO, précisant notamment les termes et conditions de la mise en place du plan directeur de 2000 et le mémorandum relatif au financement de la mise en place de projets prioritaires de l’échange d’énergie électrique ouest-Africaine de 2001 ».
Au nom du ministre d’Etat à l’énergie, Elhadj Sekouna Diakité, secrétaire général du ministère d’Etat à l’énergie a remercié le CNT pour la ratification de ce traité car, pour lui, la réalisation de cette ligne d’interconnexion met la Guinée sur une nouvelle voie en matière d’énergie et qui serait d’ailleurs celle que l’on devait suivre depuis ».
A signaler que cette interconnexion permettra à la Guinée de produire de l’énergie sûre et fiable, de la transporter, de la vendre, mais surtout de couvrir tout notre pays par des réseaux de transport et de distribution d’électricité.

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