Peu après la transmission des résultats
provisoires des élections législatives du 28 septembre 2013 à la Cour
Suprême par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le
président de la plus haute instance judiciaire de la Guinée, Mamadou
Sylla ''Syma'' a apporté des précisions sur les dispositions juridiques
relatives à d'éventuels recours des partis politiques engagés dans cette
compétition électorale.
Dans ce communiqué diffusé sur les ondes
des médias d'Etat, le président de la Cour Suprême rappelle certaines
dispositions de la loi électorale qui permettent à la Cour
Constitutionnelle de proclamer les résultats définitifs ou annuler le
scrutin.
A ce propos, voici les précisions de Mamadou Sylla ''Syma'', président de la Cour Suprême :
« Article 164 :
si aucune contestation relative à la régularité des opérations
électorales n'a été déposée au greffe de la Cour constitutionnelle par
l'un des candidats, dans le délai prévu à l'article 165 du présent code,
la Cour constitutionnelle déclare les députés définitivement élus le
huitième jour suivant la proclamation des résultats provisoires.
Article 165 :
les candidats disposent d'un délai disposent de cinq jours francs à
compter de la proclamation des résultats provisoires pour contester la
régularité des opérations électorales. Les requêtes sont déposées au
greffe de la Cour constitutionnelle. Il en est donné récépissé par le
greffier en chef. Sous peine d'irrecevabilité, les requêtes doivent
préciser les faits et moyens allégués, et respecter les délais de dépôt.
Article 166 :
les requêtes sont communiquées par le Greffier en chef de la Cour
constitutionnelle aux mandataires des candidats ou listes en présence,
qui disposent d'un délai maximum de trois jours (3) francs pour déposer
leur mémoire en réponse.
Il est donné récépissé du dépôt du mémoire par le Greffier en chef.
Articles 167 :
la Cour constitutionnelle examine et tranche définitivement toute
réclamation et statue souverainement, sur la régularité de l'élection
des Députés à l'Assemblée nationale. Dans le cas où elle constate
l'existence d'irrégularités, il lui appartient d'apprécier si, eu égard à
la nature et à la gravité de celle-ci, il y a lieu, soit de maintenir
les résultats provisoires proclamés par le Président de la CENI, soit de
prononcer leur annulation totale ou partielle.
La Cour constitutionnelle emporte proclamation définitive ou annulation de l'élection.
En cas d'annulation, il est procéder à un nouveau scrutin dans les soixante (60) jours qui suivent.
Les délais prévus dans les dispositions légales, commencent à compter du mardi 22 octobre 2013 à 00 heures. »
Abdoul Wahab Barry Kabanews

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