Les législatives du 28 septembre ont
permis de constater que l’instauration de la démocratie est sur la bonne
voie. A part certains dérapages et manquements logistiques observés,
des cas de fraudes et de falsification des procès verbaux ont été
constatés à Matoto par Babara Fofana, membre du bureau politique
national de l’UFR, candidat du parti et rapporteur de la CENI pour cette
commune la plus peuplée de Conakry.
Rapporteur de la CENI à la Commission de centralisation des
résultats, Babara Fofana est rentré à domicile durant plusieurs jours
avec les PV, faisant disparaitre d’autres favorables au RPG Arc-en-ciel.
Et comble d’ironie, c’est le voleur (Babara Fofana et l’UFR) qui crie
au voleur. Si le ridicule pouvait tuer !
En complicité avec le magistrat nommé par la Cour suprême, Victorien Haba auquel l’UFR aurait versé de fortes sommes, à plusieurs reprises ce dernier est rentré chez lui avec des registres sensés être détenus à la commission de centralisation des résultats de Matoto, seul lieu recommandé par la loi pour garder les documents.
Pour se défendre et narguer l’opinion publique, alors que son acte viole systématiquement le code électoral, alors que son domicile n’est pas l’endroit indiqué pour garder les PV et les registres, il estime avoir détenu ces documents à sa résidence pour éviter qu’ils ne soient manipulés. Cet argument léger, malhonnête qui frôle la foutaise, l’incompétence notoire du magistrat ne tient pas la route. La maison du magistrat de son état n’est pas indiquée par les textes en vigueur pour garder les PV, ni les registres. Victorien Haba est en infraction. Et toute infraction entraine une sanction. Il doit partir.
Qu’est-ce qui pourrait empêcher l’opinion publique de penser et de croire que sa démarche qu'il considère comme la protection des documents consiste à la manipulation des résultats ? Qui ne peut croire qu’il a agit à dessein pour avoir été corrompu par l’UFR ?
Etre un magistrat assermenté et agir ainsi constitue une haute trahison du peuple de Guinée dans l'exercice de ses fonctions. C’est une attitude qui ternit l’image de la magistrature. Victorien Haba, Président de la Commission de centralisation des résultats des législatives du 28 septembre à Matoto c'est désormais inacceptable !
Les reformes de la magistrature entreprises par le Président Alpha Condé exige la lutte contre l’impunité dans la profession. La fin d’une époque celle de la corruption, des faux procès, de l’injustice. C’est cela le changement.
Ceci dit, ce n’est pas un hasard si à Kaloum et à Matam des communes de Conakry "gagnées" par l’UFR, l’Union européenne dénonce de nombreuses irrégularités. Des fraudes massives orchestrées.
En effet, à Kaloum des présidents et hauts responsables des bureaux de votes ont été corrompus par Baidy Aribot dont le frère N’faly Aribot, rapporteur de la CENI à la commission de centralisation a trafiqué des chiffres en faveur du candidat de l’UFR. Sans oublier le bourrage des urnes dans les bureaux de votes au nombre de 25 où, le RPG Arc-en-ciel n’était pas représenté de 7h à 12h, 13h voire 14h. Même procédé à Matam où, profitant de l’absence des délégués du parti présidentiel dans 96 bureaux de vote de la commune, en complicité avec des responsables des bureaux de votes, l'UFR a bourré des urnes. Dans plusieurs quartiers de la commune de Matam notamment à Mafanco, Lanseboundji, SIG Madina des PV ont été dérobés. Portés disparus.
A Matoto, c’est le même scénario. "On ne change pas une recette qui marche", dit-on. Dans cette plus vaste commune du pays avec près de 300.000 votants, on assiste à la disparition des PV quand d’autres sont portés par Babara Fofana chez lui, membre du bureau exécutif de l’UFR, candidat à la députation, troisième sur la liste nationale de son parti, ou quand un magistrat assermenté, Président de la Commission de centralisation des résultats ramène chez lui des registres sous le prétexte fallacieux de protéger, de sécuriser les résultats. Une mission dévolue à la FOSSEL.
Découverts, pris en flagrant délit de fraude grâce à la vigilance des représentants du RPG Arc-en-ciel, Babara Fofana et le magistrat Victorien Haba qui ramènent les PV et les registres à domicile comme s’il y avait une entente parfaite passée entre eux, créent le scandale, provoquent des incidents… et inversent les rôles en prenant la place des victimes, taxant le parti présidentiel de bourreau. De fraudeur. Quelle ironie !
En tout état de cause, malgré la magouille les résultats de la circonscription électorale de Matoto sont connus. Le comptage et le recomptage ont démontré qu'à l’uninominal Thos Camara du RPG Arc-en-ciel l’emporte devant le candidat de l’UFR, pendant que le parti présidentiel l'emporte à la proportionnelle avec plus de 100.000 voix (deux députés), suivi de l’UFDG, de l’UFR, du PEDN, de GPT…
"Matoto ne sera pas volé comme Kaloum, Matam", a conclu un haut responsable du RPG Arc-en-ciel au micro de GUINEE24.
Dossier à suivre...

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire