Le projet de lois des finances pour l’année 2013 vient d’être présenté devant le Conseil National de la Transition, ce, en présence des membres du gouvernement. Ce projet de lois vise à consolider les résultats obtenus en 2012 dans la stabilité du cadre macroéconomique et budgétaire en vue de la croissance, de la réduction de la pauvreté et de la création d’emplois en Guinée.

En effet, au 30 septembre 2012 ; les recettes intérieures ont été mobilisées à hauteur de GNF 5882,61 milliards contre révision de GNF 5763,93 milliards soit plus de GNF 118,67 milliards (2,06%). En dépense ; sur une prévision de GNF 7047, 67 milliards, les engagements au 30 septembre 2012 s’élèvent à GNF 6577,97 milliards de GNF, soit une compression de 469,70 milliards de GNF.
Le solde budgétaire hors dons qui se dégage des réalisations à fin septembre se chiffre à -695,4 milliards de GNF, soit – 695, 4 milliards, soit -1,7% du PIB sur une prévision de -1283,7 milliards de GNF (-3,2% du PIB).
Pour l’exercice 2013 ; la politique budgétaire continue d’être axée sur une mobilisation accrue des recettes, la maitrise et l’amélioration de la qualité des dépenses publiques, la limitation du déficit budgétaire et de l’endettement public. Les projections budgétaires 2013 se fondent sur un axe de croissance du PIB de 5% contre 4,7% en 21012, un taux d’inflation en moyenne annuelle de 10,3% ; un taux de change moyen de 7250,7 GNF pour 1 dollar US.
Les recettes et dons prévus pour 2013 se chiffre à GNF 11534,50 Mds, soit un accroissement de GNF 1398,52 Mds (13,80%) comparées aux prévisions de la loi des finances rectificative 2012. Et au titre des dépenses, les projections pour 2013 sont arrêtées à 1168,87 Mds contre 11442,33 Mds dans la LFR 2012, représentant respectivement 25,90% et 28,26% du PIB. Elles enregistrent une croissance de 245,54 mds soit 2,15% du PIB.
Au titre des traitements et salaires, la dépense se chiffre à 2284 Mds en 2013 et enregistre ainsi une augmentation de 452,05 milliards de francs, représentant 24,7% des prévisions de 2012, et les dépenses de biens et services passent de 2367, 11 mds en loi de finances rectificative 2012 à 2693,84 Mds en 2013 enregistrant ainsi une croissance de 13,80%. Elles représentent 23,05% du total des dépenses et 5,96% du PIB en 2013 contre respectivement 20,68% et 5,85% en 2012. Les subventions et transferts courants estimés en 2013 à 1564,53 Mds contre 1525,80 Mds dans la loi de finance rectificative 2012 enregistrent un accroissement de 2,54% portant essentiellement sur la dette viagère pour 44,13%.
Quant aux investissements, l’enveloppe globale pour l’exercice 2013 a été estimée à 4142,42 Mds toutes les taxes comprises et se subdivise en ressources intérieures pour 2575, 56 Mds, soit 62,18% et en financement extérieur pour 1551,23 Mds.
Cette enveloppe représente 13,27% du volume global des dépenses publiques et 3,43% du PIB, et le déficit budgétaire qui s’établit à 4519,98 Mds sera couvert par les concours extérieurs estimés à 3502,44 Mds et d’autres financements identifiés pour 1017,54 Mds, le solde de base du tableau des opérations financières de l’Etat s’établit ainsi à -629,78 Mds, soit -1,40% du PIB contre -3,63% dans la loi de finance rectificative.
En définitive, la réalisation des objectifs du gouvernement nécessite la mise en œuvre d’une politique budgétaire rigoureuse reposant sur des mesures de recettes, de dépenses et de réforme structurelle.
Balla Yombouno, Rédacteur en Chef de guinee24.com
Tél : 64-74-53-65
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